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TIM : salut, alors
comment ça va aujourd hui ?
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Sylvain : Ca va, le 51 a bien
passé la veille, alors tout va!
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T : Comment sont
nés les pellos ?
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S : Ahaha! la naissance des
pellos, c'est tout une histoire. En fait, au début il y avait un papa et une
maman. Le papa a mis une petite graine dans le ventre de maman. La petite graine
a grandit et a donné un pello.
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T : Qu est ce qui
vous a décidé a commencer à ecrire vos articles pour Crazy ?
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S : En fait, on a d'abord
créer un petit magazine en noir et blanc un peu pour se foutre de la geule d'un
autre fanzine trop sérieux et trop prétentieux. On y disait n'importe quoi! Au
contest de Lausanne 97, on a rencontré Anto et on lui a donné un pellomag. On
était trop content quand on a vu que le mois suivant, il parlait de notre
magazine. Alors je te dis pas quand un mois après, il a proposé de faire
quelque-chose pour CrazyRoller! Ca a pas plu à tout le monde que pellomag ne
reste pas juste un petit fanzine vendu à Lausanne. Certains disaient qu'on
allait se faire bouffer, et que les articles allaient devenir trop sérieux. Ca
n'a jamais été le cas: on a pu faire tout ce qu'on veut jusqu'à présent.
CrazyRoller s'est fait interdire de vente au Maroc par notre kamasutra en
roller, mais ceci ne va rien changer aux habitudes! De plus, la qualité
d'impression d'un vrai magazine nous permet de créer beaucoup plus de
choses.
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T : Tu parlais de
faire ce que tu veux, mais où trouvez vous toutes vos idées, c' est vrai quoi, d
un numéro à la autre ça change tout le temps !
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S : Pour le moment, on n'a pas
eu besoin d'aide. Mais on a toujours peur de rien trouver pour le mois suivant.
Si c'est le cas, on prend de la coke, et puis tout rentre dans
l'ordre.
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T : Tu penses quoi
de tout l argent qu envahit le milieu du roller peu à peu ? penses tu que le
roller va perdre son esprit ?
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S : On verra dans quel sens ça
tourne. C'est difficile de donner un avis vraiment personnel tellement ce sujet
a été remâché par tout le monde depuis des années. Sans compter ceux qui
s'inspiraient de l'histoire du skateboard pour la réiterer sur le roller. Je
pense que les skaters ne sont pas cons: si une marque, aussi grande soit-elle,
ne se calque pas parfaitement à notre image, elle échouera, même si elle a mis
des millions en jeu pour la promotion. Quant aux compétitions, il y a beaucoup
d'argent en jeu, c'est vrai. Mais elles ne représentent heureusement pas les
seuls moyens d'expression dans ce sport. Et les participants ne représentent
qu'une faible partie des personnes qui ont de la renommée dans le roller.
Laissons ça pour le grand public! On a la chance d'avoir des journaux, des
vidéos, et des sites Internet qui représentent bien mieux le roller. Par
exemple, je regarde des fois Dawson à la télé, alors qu'il y a les X-Games sur
Eurosport. Par contre, je ferais presque tout pour voir une nouvelle VG qui
serait sortie.
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...Et pour Dawson, je
déconnais!
- A propos des vg, d après toi,
qui pousse le roller dans le bon sens, les purs streeters ou bien les gars qui
roulent en park et en rampe et qui font des backplip to soul ?
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- S : Les purs streeters, bien sûr. C'est
l'origine du sport: on utilise tout ce qui existe dans la rue, et on adapte tout
ce qu'on peut faire avec deux roues aux pieds à l'architecture urbaine. il y a
des barres au milieu des escaliers: eh bien on va tenter de les utiliser! Un
muret qui permet aux gens de s'asseoir: on lui redéfinit une autre conception.
Les skate-parks sont d'une toute autre philosophie. On dit trop souvent qu'ils
recréent ce qu'il y a dans la rue. C'est faux, car eux sont apparus après avoit
su ce qu'on pouvait faire deux roues aux pieds. On a fait des courbes car on a
remarqué que c'était bien adapté pour le roller. Mais le jeu n'est plus le même,
et je trouve ça très dommage. Je préfère skater un spot qui n'a pas du tout
l'air adapté au roller à première vue, qui est inaccessible, que personne
n'avait remarqué, ou qui n'est pas lisse comme un coping. Quand tu as réussi ce
genre de truc, tu peux dire: j'ai trouvé une utilisation à ce truc moche dans la
rue, qui ne sert à rien et à personne. Tout le monde s'en fout et celui qui l'a
construit le savait. Mais moi, je me suis fais plaisir, et j'en ai trouvé une
utilisation. Ce qui n'est en tout cas pas plus mal que son intérêt premier. En
park, on ne peut pas dire ça, c'est plus monotone. Mais je comprends qu'on
puisse apprécier, car on peut généralement faire de plus grosses choses. Et je
suis bien content en hiver d'avoir un skate-park couvert à côté de chez moi!!!
Pour ce qui est des back-flip to soul, je trouve ça amusant à voir. Mais il ne
faudrait surtout pas présenter ceci à quelqu'un qui ne connaît pas bien le
roller, car ce n'est pas la meilleure image! Si c'est entre skaters, et que le
type ne fais que ça toute la journée, OK: ça peut bien faire marrer. Il ne faut
pas trop se prendre au sérieux quand on patine, je pense. On fait des trucs trop
hors du commun pour ça.
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T : Bon, merci de
nous avoir accordé cette itw, car je sais que tu es très occupé ... Un dernier
petit mot pour les macaques et les sk8ers qui vont venir sur le site
?
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S : Tout d'abord, merci au
Macaque Crew pour cet ITW. Continuez ce que vous faites, c'est cool. Pour tout
le monde: N'hésitez pas à nous dire quand les articles qu'on a fait dans
CrazyRoller sont à chier, ou quand ils vous ont plu. On a besoin de cela pour
s'améliorer. Vous pouvez laisser un message sur pellomag.com ou écrire à
calinon@bluewin.ch
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